Astuce pour oublier mon ex : Comment apaiser la douleur du chagrin d’amour ?
- Niclot Laura
- 7 janv. 2025
- 10 min de lecture

Le chagrin d’amour… Un terme simple qui cache un tourbillon d’émotions profondes et souvent déstabilisantes. C’est un peu comme une tornade intérieure qui emporte tout sur son passage. La douleur est là, physique presque, elle serre le cœur, parfois même le ventre. Comme un vide qui ne cesse de s’étendre, qui ne laisse plus de place pour rien d’autre, et surtout pas pour soi-même.
Tout semble flou, comme si une part de nous-même s’était éteinte.
Ce n’est pas juste une tristesse ordinaire, non. C’est un véritable deuil que l’on traverse, un deuil de soi, du rêve qu’on avait bâti avec l’autre, et parfois, un deuil du futur qu’on s’imaginait à deux. L’amour, lorsqu’il s’éteint, laisse un silence lourd, comme une musique abandonnée qui continue de résonner dans notre âme. Et souvent, ce silence se transforme en une douleur insupportable, au début.
Le vide, la douleur, les nuits sans fin...
L’insomnie qui vient frapper la porte de notre sommeil, cette souffrance qui nous fait pleurer sans fin, sans même comprendre pourquoi. La culpabilité qui s’invite sans qu’on l’ait appelée, des pensées obsessionnelles qui défilent sans pouvoir les arrêter : "Est-ce qu’il-elle pense à moi ? Est-ce que je pourrais un jour le/la récupérer ? Qu’ai-je fait de mal ? Qu’est-ce que j’aurais pu faire différemment ?" C’est un peu comme si la tête ne cessait de faire des va-et-vient entre des montagnes russes émotionnelles, nous piégeant dans un tourbillon sans fin.
Et puis, il y a cette colère qui surgit, pleine et viscérale : "Comment a-t-il/elle pu ? Pourquoi m’a-t-il-elle laissé(e) ?!" Et là, c’est le grand écart entre des pensées contradictoires : insulter cette personne de tous les noms d’oiseaux, et dans le même souffle, rêver à l’impossible retour.
Ce tiraillement entre le désir de ne plus jamais entendre parler de l’autre et la peur que ce silence ne soit définitif.
Alors, comment sortir de cette impasse ? Comment apaiser la douleur, rééquilibrer les émotions, et enfin, retrouver un peu de paix intérieure ?
Laissez-moi vous guider avec quelques astuces pratiques et accessibles.

1. Ralentir et revenir à l'instant présent
Au moment où la douleur semble vous engloutir, la tend(croy)ance est souvent de se perdre temporairement dans des pensées sans fin : "Et si ? Et si je l’avais fait différemment ? Et si je ne l’avais pas perdu(e) ?" Ces pensées peuvent devenir des prisons mentales. Mais comment faire pour en sortir ?
Un premier réflexe pour calmer cette tempête intérieure : revenir à l’instant présent. C’est facile à dire, mais pas toujours facile à faire, au début, surtout quand tout nous rappelle cette personne. La clé ? Se concentrer sur des petites tâches simples, comme faire le ménage, préparer une tasse de thé, ou écrire une liste de courses. Ces petites actions, aussi banales soient-elles, permettent de se reconnecter à l'ici et maintenant, de sortir de la spirale d’un futur incertain et de créer un petit espace de répit pour votre esprit.
Il n'est pas toujours simple dans ces moments de nous projeter car tout nous semble vertigineux, au début. Alors chaque jour, au jour le jour, une petite liste d'action réalisable. Un pas, derrière l'autre, c'est toujours plus simple pour avancer, tranquillement, à votre rythme.
Exercice pratique : Prenez 5 minutes pour observer attentivement ce qui vous entoure. Regardez les objets dans votre pièce, les couleurs, les textures. Respirez profondément et concentrez-vous uniquement sur ce qui est devant vous. Vous verrez, cette simple pause vous aidera à alléger votre esprit.
2. Entourez-vous des bonnes personnes
La tentation est grande de s’isoler, de se replier sur soi-même, de se réfugier dans ses propres pensées. Il est sain et normal d’avoir besoin de vous réfugier par moment dans une solitude apaisante, le temps de pleinement recharger les batteries. Et, cherchez aussi à savoir comment vous entourer au mieux. Vous pouvez être accompagné-e dans cette épreuve, vous en avez aussi particulièrement besoin et c’est OK.
Entourez-vous de personnes qui vous font du bien, qui vous comprennent sans vous juger, qui savent vous apporter du réconfort sans vous pousser à l’oubli immédiat. C’est là que l’amitié, le soutien et l’amour des proches interviennent pour vous apaiser.
Vous avez également le droit de demander une simple et précieuse présence plutôt que des CONseils. Certaines personnes projettent leurs propres blessures ou ne sont pas encore en capacité d’accueillir une souffrance chez autrui car ils fuient les leurs. Vous avez pleinement le droit de vous laisser également le temps de vivre pleinement vos émotions et chaque étape comme vous en avez besoin.
Et comme on dit, un pas derrière l’autre, le temps fait aussi bien les choses, alors laissons aussi à cet ami le temps, le temps de prendre le temps d’apaiser les choses à temps.
Exercice pratique : Appelez un ami(e) ou un membre de votre famille, même si vous n’avez pas envie de parler. Parfois, être simplement écouté(e) est déjà un grand pas vers la guérison.

3. Vivez et libérez les émotions avec des outils efficaces
Les émotions, ça vient de motion : « mouvement », elles ont besoin d’être traversées pour en douceur circuler, déposer leurs messages positifs et s’en aller aussi rapidement qu’elles sont apparues. Il se peut qu’au départ, on les fuit, on les rejette, car on ne nous a pas appris à les accepter ou à progressivement les gérer de mieux en mieux. Mais maintenant, hors de cette matrice obsolète, il existe un monde avec des outils précieux pour les accueillir comme on accueillerait chaleureusement de vielles amies. Donnez vous l’opportunité d’accepter momentanément leurs visites. Offrez leur momentanément un toit, laissez les vous raconter en douceur. Et, tranquillement, à travers l’accompagnement d’une respiration de plus en plus tranquille, laissez-vous un espace pour pleurer, hurler, exprimer ce que vous ressentez. C’est une étape nécessaire pour commencer à complètement guérir très bientôt.
Exercice pratique : Trouvez un endroit calme où vous pouvez vous laisser aller. Parfois, crier, taper dans un oreiller, pleurer ou même écrire des lettres que vous ne ferez jamais lire peut faire des merveilles. Libérer ces émotions vous permettra progressivement de dissocier la souffrance des choses utiles et salvatrices qui, elles, sont bonnes à garder précieusement.

4. Accepter la souffrance sans culpabilité
Il est tentant de se culpabiliser quand une relation prend fin. Vous vous dites peut-être : "J’aurais dû faire autrement, j’ai dû faire une erreur…" Mais la vérité est que nous ne pouvons pas tout contrôler. Accepter la souffrance, c’est déjà un pas vers la guérison. Aimez vous d’être humain, de ressentir, de souffrir. Aimez vous d’être vivant.
Exercice pratique :
Trouvez un endroit calme et répétez vous, autant de fois que possible jusqu’à ne même plus penser à ne pas penser que déjà les mauvaises pensées s’en vont. Répétez vous : « même si je culpabilise je m’aime et je m’accepte tel que je suis / même si j’ai de la peine - de la colère- peur.. je m’aime et je m’accepte tel que je suis / même si je n’arrive pas encore à guérir, je m’aime et je m’accepte tel que je suis…autant de fois que nécessaire, comme on dit, plus c’est long, plus c’est bon !

5. Apprendre de cette rupture : dissocier l’amour des dynamiques pas saines et des schémas inconscients obsolètes
Le moins simple, c’est que ces ruptures mettent souvent en lumière des schémas inconscients qui remontent à la surface. C’est comme une vague qui réveillerait un séisme antérieur ancien. Et peut-être vous répétez-vous « non ce n’est pas de la dépendance affective, non ce n’est pas toxique je le sais; c’est de l’amour, j’en suis sûr(e), c’est cette personne qu’il me faut ! »
Oui, peut être. Et si on commençait par apaiser ce conflit ? Si on faisait cesser maintenant cette lutte intérieure en se disant : « Peut être que c’est les deux. Je peux à la fois aimer cette personne ce qui peut expliquer en partie ce manque et cette souffrance ET pour autant cela peut être momentanément accentué par le réveil de programmes inconscients dysfonctionnels.
Et c’est aussi déculpabilisant de se dire, aaah donc, pour le moment, cela se joue indépendamment de ma volonté, je ne fais pas consciemment exprès si je n’en pas conscience. De plus, il est toujours plus agréable de se sentir bien, de savoir comment rapidement apaiser et libérer ce qui doit l’être. Donc nécessairement, quelqu’un qui souhaite retrouver déjà un meilleur être-bien, vous vous demandez : comment demander à cette grande partie de moi de faire cesser la souffrance maintenant ?
Et bien avec les bons outils et en étant accompagné par les bonnes personnes, tout cela est aujourd’hui possible. Parce que se sentir mieux maintenant c’est bien et si en plus on plante de jolies graines pour les relations à venir, c’est encore mieux.
Exercice de guérison :
Préparation :
Installe-toi confortablement devant un miroir. Regarde-toi profondément dans les yeux. Si cela te semble difficile au début, commence par te concentrer sur ta respiration, inspire profondément, expire doucement, et prends le temps de te détendre.
Affirmations à haute voix :
En regardant ton reflet, commence à répéter doucement et calmement ces affirmations, une par une. L'idée est de les dire avec conviction, mais aussi avec une douceur envers toi-même.
Tu peux ajouter des pauses pour laisser chaque phrase résonner en toi :
Je comprends que beaucoup de dynamiques et de choses prennent racine dans mon inconscient.
Je reconnais que mon inconscient s’est construit sur des programmes qu’il a connus, dont il a hérité, qu’il a observés et qu’il a expérimentés.
Je comprends que ces programmes incluent aussi des blessures invisibles, des douleurs passées qui influencent encore aujourd’hui mon quotidien et mes relations.
Je comprends que j'ai fait de mon mieux avec ce que j'avais à ce moment-là.
Je comprends que cette vérité n’est pas la vérité absolue, elle n'est qu'une vérité parmi tant d'autres.C’est une vérité forgée dans des circonstances particulières, mais je choisis aujourd’hui de ne pas en faire ma prison.
Je me pardonne pour les moments où je n'ai pas su ou pu agir autrement.
Je me pardonne pour mes erreurs, mes faiblesses, et mes failles humaines.
Je me libère des anciennes croyances et schémas qui ne me servent plus.
Je choisis d’être plus gentil avec moi-même, de me libérer du poids du passé et de ses jugements.
Je me rends compte que je mérite d’être en paix, d’être heureux(se), et de guérir.
Je suis prêt(e) à laisser mon inconscient se guérir et à en faire mon plus grand allié.Quand je serai prêt(e), je libérerai ces blessures, je les guérirai, et je me donnerai l’opportunité de vivre dans la lumière.
Je me choisis à présent, je me réconcilie avec ce que j’ai vécu, je libère ce qui me pèse.J’accepte que mes blessures invisibles, parfois héritées de mon enfance (rejet, abandon, etc.), peuvent se réveiller dans ces moments-là.Ces blessures, bien qu’invisibles, ont eu leur place dans mon histoire.
Elles m’ont guidé(e) là où je suis aujourd’hui, mais elles ne sont plus une fatalité.
Je comprends que c’est ces mêmes blessures qui me poussent parfois à retourner dans des relations qui ne me font pas du bien et me qui semblent familières, comme une forme de réconfort illusoires dans le chaos.
Aujourd’hui, je choisis de guérir, de changer, et d’accepter que je mérite un amour plus sain, plus équilibré, plus vrai. Je suis prêt(e) à me libérer car je mérite le meilleur, je mérite d'aimer et d'être aimer en retour.
Intégration et calme :
Après avoir répété ces affirmations, reste un instant dans le silence. Prends quelques respirations profondes. Laisse les mots se diffuser dans chaque cellule de ton corps. Ressens la chaleur, l'acceptation, et la douceur envers toi-même. Tu peux t'imaginer en train de guérir, de t’envelopper dans une lumière bienveillante, ou tout autre image qui te parle.

6 Guérir les blessures de l’inconscient : un chemin vers la paix intérieure
Une fois que vous avez traversé la tempête, que vous avez mis en place des outils pour dépasser bientôt votre souffrance, à votre rythme, il est temps de vous offrir l’opportunité de complètement guérir en remontant à la racine de votre inconscient. Parfoisouvent, il faut un accompagnement pour aller voir ce qu'il se cache sous la surface. Je sais que cela peut effrayer, au début, mais c’est en cessant de faire l’autruche que vous pouvez gagner en liberté d’agir et de choir la suite de votre histoire. Et même si vous n’en avez pas encore conscience, vous en avez la possibilité et les clés.
L’hypnose, par exemple, est un outil puissant pour aller libérer les mémoires et schémas inconscients qui jouent un rôle central dans vos comportements répétitifs. Ces blessures invisibles, souvent liées à l’enfance, à des héritages et ou à des traumatismes, peuvent être apaisés et guéries. C’est un processus de guérison profonde, qui permet de réécrire votre histoire, de transformer les croyances limitantes et de permettre à l’amour vrai et sain de prendre racine en vous.

7. S'aimer soi-même pour guérir
Se donner de l’amour à soi-même, c’est comprendre qu’il n’y a pas de honte à être seul(e). L’amour propre est la fondation de toute relation saine, mais il n’est pas question de fuir les autres pour se reconstruire dans l’isolement. Bien au contraire. Comme dirait mon ami Dumbledore, il est important de nuancer. La nuance, c’est sympa, ça fait toujours du bien et ça ouvre souvent la porte à l’harmonie et à l’équilibre, deux mets plutôt délicieusement savoureux.
Aimez-vous, aimez-vous, c’est bien beau… mais parfois, on ne sait même pas ce que c’est, l’amour. Car ce qu’on en a appris était biaisé, mal orienté, parfois même toxique. Et on nous demande de nous aimer tout seul dans notre coin. Pourtant, ce n’est pas un hasard si nous faisons partie d’un monde interconnecté, un monde fait de vivants, d’émotions, de partages. Nous ne sommes pas nés seuls sur cette planète. Nous avons besoin les uns des autres, c’est sain, c’est naturel. Nous sommes conçus pour l’échange, pour les liens, pour l’accueil.
Le monde nous apprend aussi à découvrir l’amour au travers du regard bienveillant d’un proche, de l’écoute précieuse d’un ami, de l’étreinte de quelqu’un qu’on aime. L’amour, ce n’est pas uniquement un processus solitaire. Il est un échange. Un sourire échangé, une parole réconfortante, un simple geste de soutien, tout cela nourrit notre capacité à nous aimer, nous-mêmes et les autres.
Et parfois, l’aide d’un thérapeute, un accompagnement bienveillant, peut créer l’espace nécessaire pour que toutes les parties de nous puissent être entendues, comprises et enfin aimées. C’est un espace où l’on dépose nos blessures, nos doutes, nos peurs et où l’on trouve une écoute sans jugement, une aide précieuse pour réparer les parties invisibles de soi. Et c’est ce chemin-là, celui de la guérison intérieure, qui permet d’aller de l’avant et de vibrer à nouveau pour soi-même, avant même d’accueillir un nouvel amour dans sa vie. Car, en fin de compte, c’est en nous aimant, à la fois seuls et ensemble, que nous pouvons véritablement retrouver l’équilibre. Et lorsque nous serons prêts, nous pourrons accueillir l’amour dans sa forme la plus pure, saine et épanouissante. Je serais ravie de vous accompagner sur cette voie de la sérénité et de l’amour.

Conclusion : un avenir amoureux sain, après la tempête
Rappelez-vous que la souffrance que vous ressentez aujourd'hui est temporaire. Ça va aller. Tout ira bien(tôt).C’est le début d'un processus de transformation. L'objectif n'est pas d'oublier votre ex, mais de comprendre ce qui se joue en vous, d'accueillir vos émotions et d'apprendre à enfin vous réconciliez avec toutes les parts de vous et avec l’amour, le vrai.
Le chemin vers la guérison est un processus qui prend le temps de germer de mieux en mieux, à son rythme et il est tout à fait possible. À chaque étape, offrez-vous de la bienveillance, de l’écoute, et du temps. Un jour, cette douleur sera derrière vous, vous ne garderez que la précieuse richesse de ces expériences et vous serez prêt(e) à rencontrer l'amour qui peut être fort, passionné ET sain que cela soit seul(e), avec des personnes que vous avez connues et/ou des jolies âmes dont vous ne soupçonnez même pas encore l’existence.

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